Arthur SIMON, de la mécanique industrielle au monde végétal un parcours audacieux dans le paysage

En 2021, Arthur SIMON quitte les clés à molette pour les sécateurs. Après dix années passées dans l’industrie mécanique, il décide de se reconvertir dans un domaine qui l’a toujours attiré : le paysage. C’est au CFPPA de Rouffach, dans le cadre d’un Brevet Professionnel Aménagements Paysagers, qu’il entame ce virage avec motivation et détermination.

Durant les 9 mois de formation intensive, Arthur acquiert les bases théoriques et pratiques du métier. "Ce fut un vrai défi", admet-il. "Se lancer dans un nouveau secteur en si peu de temps demande de l’implication, surtout quand on vient d’un univers aussi différent." Mais il s’accroche. Et à peine son diplôme en poche, en juin 2022, il crée sa propre entreprise : HOREA. À l'origine, le nom devait être HORAE, en référence au mot latin pour "saisons". Une simple faute de frappe sur les documents officiels donnera naissance à HOREA, un nom qu’il juge finalement plus fluide à l’oreille.

De l’entretien à l’élagage

Au départ, HOREA propose des services d'entretien et de création paysagère. Rapidement, Arthur réalise qu’il doit confier la création paysagère à des sous-traitants et il se rend compte que cette activité ne laisse que peu de marge. Il fait alors un choix stratégique : se recentrer sur l’entretien et développer une spécialité en élagage.

Pour se perfectionner, il part se former en Belgique. Ce virage porte ses fruits : aujourd’hui, plusieurs entreprises paysagères lui sous-traitent leurs chantiers d’élagage, reconnaissant la qualité de son travail. Afin de faire reconnaitre ses compétences, Arthur prépare une VAE pour obtenir le Certificat de Spécialisation arboriste-élagueur, toujours au CFPPA de Rouffach.

Un quotidien polyvalent et exigeant

Arthur gère seul l’ensemble de son entreprise. Il assure non seulement les interventions sur le terrain, mais aussi tout l’aspect administratif : devis, factures, comptabilité, entretien du matériel… Un quotidien intense, qu’il aborde avec un esprit simple et direct. "Je ne me pose pas trop de questions, je vis au jour le jour", confie-t-il. C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’est née HOREA : un pari lancé presque sur un coup de tête, qui s’est rapidement transformé en réalité concrète et viable.

Même s’il est seul pour l’instant, il ne ferme pas la porte à l’idée d’embaucher à l’avenir. "Si l’activité continue à bien se développer, je ne serais pas contre intégrer quelqu’un à l’équipe", confie-t-il.

Un tremplin décisif et une vision d’avenir

Le lancement d’HOREA a bénéficié d’un sacré coup de pouce : à la fin de son BP AP, Arthur s’est vu confié une partie de la clientèle de son tuteur sur le départ. Une belle opportunité qui a permis à Arthur de se faire rapidement un nom dans le secteur local.

Pour compléter son portefeuille client, Arthur n’hésite pas à se présenter directement auprès des paysagistes pour proposer ses services. Sa capacité à se vendre et à créer du lien est, selon lui, une compétence essentielle dans ce métier. "Il ne faut pas avoir peur de se créer un réseau, de s’engager, de prendre des risques", conseille-t-il aux futurs professionnels du paysage.

Une entreprise tournée vers l’avenir

Quant à l’avenir, Arthur ne manque pas d’ambitions : il envisage déjà de créer une entreprise spécialisée dans l’expertise et le diagnostic des arbres, notamment à destination des communes. Une nouvelle étape dans son parcours professionnel, toujours guidée par la passion des arbres et du paysage.